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Pema Tseden : naissance d’un cinéma tibétain

par Brigitte Duzan, 07 octobre 2011, actualisé 10 juillet 2016

 

Pema Tseden a d’abord signé ses films Wanma Caidan (万玛才旦), transcription phonétique de son nom en chinois. Le changement de nom n’a rien d’anecdotique, c’est une affirmation identitaire. Il fait aujourd’hui figure de premier réalisateur tibétain en Chine, et précurseur de ce qui pourrait être un futur cinéma tibétain.

 

Il a aujourd’hui atteint la quarantaine. C’est l’âge auquel Confucius disait

 

Pema Tseden lors de la remise du prix du jury au festival de Shanghai

qu’il n’éprouvait plus aucun doute. Cela ne semble pas être son cas, et c’est une bonne chose, au moins pour le cinéma.

 

Un parcours d’abord littéraire

 

Né en 1969, Pema Tseden, puisqu’il faut l’appeler ainsi maintenant, est originaire du village de Thrika , dans la préfecture tibétaine autonome de Hainan (海南藏族自治州), à l’est de la province chinoise du Qinghai (青海), c’est-à-dire ce qui était, dans le Tibet traditionnel, la province de l’Amdo. Les Tibétains de cette région ont une forte identité culturelle, et parlent un dialecte qui est l’un des principaux de la langue tibétaine.  

 

L’université du Nord-Ouest

 

Pema Tseden est imprégné de cette culture. Fils de nomades, il est le seul de trois enfants à avoir poursuivi ses études, en mandarin. Il est diplômé de l’Institut des Nationalités du nord-ouest, à Lanzhou (Gansu), et a fait des études bilingues tibétain-chinois. A partir de 1991, il a été interprète, et a publié des articles sur la littérature et l’art tibétains dans diverses revues. Il a en même temps commencé à écrire des nouvelles.

 

Mais, se sentant limité dans son expression et son public par la seule écriture, il a voulu

passer au cinéma pour mieux témoigner de l’art et de la culture de son peuple. Il a cependant gardé de ses débuts littéraires l’art d’écrire de bons scénarios.

 

Un réalisateur attaché à ses racines tibétaines

 

En 2003, il a décroché une bourse de la Trace Foundation (1) pour entrer à l’Institut du cinéma de Pékin et y suivre un programme de doctorat d’un an en réalisation et littérature. A la fin de l’année, il a reçu une bourse supplémentaire pour tourner son film de fin d’études : ce fut « Grassland » qui marque le début de sa carrière de réalisateur, et a été couronné par de nombreux prix, tant en Chine qu’à l’étranger.

 

Authenticité dès son premier court métrage

 

« Grassland » (《草原》) est un court métrage de 22 minutes, mais il annonce un style très personnel, en prise directe sur la vie dans ces immensités glacées. L’histoire en est relativement simple : Ama Tsomo (阿妈措姆) est une vieille femme sans enfant ; le village va donc la prendre en charge. On apprend alors que ses yaks ont été volés, mais elle se préoccupe moins des bêtes que des voleurs,  préférant un règlement négocié selon la coutume au recours à la justice, qui leur vaudrait d’être emprisonnés. Il n’y a pas vraiment d’acteur, Ama Tsomo comme les autres vivent sous le regard de la caméra leur vie de tous les jours. On ne peut faire plus authentique.

 

Ce premier film était une introduction, une mise en bouche ; ce même sentiment d’authenticité se dégage de son film suivant, un chef d’œuvre : « Le silence des pierres sacrées » (《静静的嘛呢石》 jìngjìng de mashí ).

 

Réflexion sur une culture menacée par la modernité

 

« Le silence des pierres sacrées » a fait le tour des festivals, en commençant par le festival de Pusan où il a été primé. Mais il a été aussi primé en Chine même, en particulier au 8ème festival de Changchun où le président du jury qui lui a décerné son prix n’était autre que Wu Tianming (吴天明) : l’accolade de l’aîné valait le prix. En France, on a vu le film au festival des Trois Continents, à Nantes, en novembre 2005, et au festival du cinéma chinois à Paris en 2006. Il a fait l’unanimité partout (2).

 

Affiche du film

« Le silence des pierres sacrées »

 

C’était la première fois qu’un film sur le Tibet était réalisé par un Tibétain, et joué par des Tibétains dans leur langue. Le budget était des plus serrés, juste trois millions de yuan, quelque 375 000 dollars. Le tournage a été bouclé en six semaines, dans des conditions climatiques éprouvantes. Mais ce sont peut-être ces conditions, justement, qui en font un document humain d’une extraordinaire vérité.

 

Photo du film « Le silence des pierres sacrées »

 

Dans le scénario qu’il a lui-même écrit, Pema Tseden décrit la vie d’un jeune garçon que ses parents ont confié à un temple bouddhiste, non loin de leur village, et que tout le monde appelle « le petit lama » avec un mélange d’affection et d’un certain respect. Sa mission est de s’occuper quotidiennement d’un enfant de sept ans qui a été déclaré « Bouddha vivant » (3). Le gamin reçoit très sérieusement les moines venus lui rendre visite, mais, comme tous les gamins de son âge, raffole des séries télévisées, comme le « petit lama » qui en raffole.

 

Pour le Nouvel An, celui rentre chez lui au village pour passer les fêtes en famille, et a la surprise de découvrir que ses parents, justement, ont acheté un poste de télévision qui trône maintenant à côté de l’autel familial, avec l’enregistrement en VCD de la dernière saga télévisée sur les aventures du Roi singe. Dans ce village paisible où la vie s’écoule toujours au rythme des saisons et en accord avec les traditions et les préceptes bouddhistes, la lucarne magique apporte les images d’un monde lointain qui est à la fois attrayant et menaçant, et d’autant plus menaçant qu’il est attrayant.

 

Si le gouvernement central est loin, la Chine, elle, est omniprésente. La modernité qu’elle représente est en marche, le petit frère du petit lama en est la preuve. Lui, au lieu de sutras, apprend les mathématiques et la géographie à l’école, l’histoire aussi, dans des manuels chinois qui disent que le Tibet fait partie de la Chine et qu’il en a toujours été ainsi. Des manuels écrits en chinois qui est la langue de l’école, où le petit frère a déjà appris l’une des leçons essentielles pour réussir dans la vie moderne : « « Si tu apprends l’arithmétique, explique-t-il au petit lama, tu pourras devenir comptable dans le

 

Photo du film « Le silence des pierres sacrées »

village. Si tu apprends le chinois, tu pourras partir travailler dans une grande ville en Chine. Le tibétain ? A quoi ça sert d’apprendre le tibétain ? » .

 

Tout est dit. C’est un constat lucide qui fait planer l’ombre d’une menace : la perte d’identité. Sur le bord de la route, un vieil homme continue à graver des pierres sacrées, mais il n’a pas de successeur prêt à prendre la relève à sa mort. C’est tout un monde qui disparaît peu à peu.

 

C’est pour cela que Pema Tseden filme, et qu’il filme comme il le fait : pour tenter de conjurer le sort, et la crise identitaire. Son film a été tourné dans un village de l’Amdo, dans la langue locale, et tous les acteurs sont non professionnels. Lorsque le film est sorti, il a pris quelques bobines et est allé le projeter là-bas, chez lui. Les villageois émerveillés n’avaient jamais vu un film où les gens parlaient leur langue… (3)

 

Approfondissement de la réflexion avec « The Search »

 

La conclusion du « Silence des pierres sacrées » semble assez pessimiste dans son réalisme sans illusions, Pema Tseden a depuis lors repris sa réflexion sur une crise identitaire qui est aussi la sienne. Son second film, sorti à l’étranger sous le titre « The Search » (《寻找援智美更登》), est effectivement une quête, quête d’une culture qui disparaît avec les vieux Tibétains qui en étaient les représentants et dépositaires.

 

Affiche du film « The Search »

 

Il a dit que c’était un film sur l’amour. Il raconte effectivement des histoires d’amour, mais c’est surtout un film sur l’amour de sa terre natale et de sa culture, et un témoignage de la profondeur de ses traditions.

 

Nostalgie d’un monde qui passe avec « Old Dog »

 

Affiche du film « Old Dog »

 

Le troisième film de Pema Tseden, « Old Dog » (《老狗》), sorti début 2011, offre une vision plus méditative, plus nostalgique aussi, d’un monde qui disparaît. Evidemment le contexte culturel est toujours là, et la modernité venue d’ailleurs toujours aussi agressive. Mais le film a une portée plus universelle que les films précédents.

 

Pema Tseden montre un monde ancien qui disparaît presque naturellement, par la nature des choses, parce que toute chose est promise à la mort, au Tibet comme ailleurs. Ce qui n’empêche

pas d’en ressentir une certaine tristesse, avec la nostalgie de ce qui bientôt ne sera plus. 

 

Naissance d’un cinéma tibétain 

 

Pema Tseden est le premier réalisateur tibétain à avoir tourné, dans sa propre langue, des films qui dépeignent la vie et la culture tibétaines de l’intérieur. Ce sont des films authentiques. Et si cette authenticité a sauté aux yeux quand ces films sont sortis, c’est qu’on était habitué à un cinéma chinois filmant des films sur le Tibet en mandarin, sur des scénarios passant la réalité au prisme de la culture chinoise.

 

L’exemple classique et modèle du genre est « Serfs » (农奴),  film de Li Jun (李俊) sorti en 1963. Il offrait pourtant une timide avancée : le titre et le générique étaient en chinois et tibétain, et les personnages tibétains parlaient tibétain. Le scénario était basé sur une histoire vraie que le scénariste, Huang Zongjiang, avait entendu raconter, d’un serf qui avait feint d’être muet pour échapper à son maître.

 

Affiche du film « Serfs »

 

Photo du film « Serfs »

 

Mais on était en 1963 et le film a été produit par le très officiel Studio du 1er août, le studio de l’Armée. Dès la voix off de la séquence introductive, en mandarin, on se retrouve en terrain idéologique, et les séquences suivantes tiennent de la représentation traditionnelle du Tibet folklorique. Le film est une image qui se veut réaliste de la misère du peuple tibétain avant sa libération par le grand frère chinois.

 

C’est un exemple parmi d’autres. Il ne faut pas oublier que, lorsque « Le voleur de chevaux » (盗马贼), le superbe film de Tian Zhuangzhuang (田壮壮) filmé au Tibet, est sorti en Chine à la fin des années 1980, il a été doublé en mandarin et classé dans la catégorie des « films ethniques ».

 

Les temps ont changé, la mode est aujourd’hui aux films semi documentaires sur les ‘minorités’ tournés dans leur langue. Mais on a vu récemment, avec le dernier film de Liu Jie (刘杰) filmé chez les Lisu (« Deep in the Clouds »), que les habitudes ont du mal à mourir et les mentalités à évoluer.

 

C’est pourquoi l’émergence d’un réalisateur comme Pema Tseden marque un tournant. En 2011, son directeur de la photographie, Sonthar Gyal, passé à son tour derrière la caméra, a livré un film qui s’inscrit dans la

 

De gauche à droite : Pema Tseden, Sonthar Gyal

et Dukar Tserang sur le tournage de « Old Dog »

même démarche que celle de Pema Tseden, mais dans un registre très personnel bien que proche de l’esthétique de « Old Dog » :  « The Sun Beaten Path » (《太阳总在左边》).

 

Ils sont tous deux épaulés par un directeur du son, Dukar Tserang (德格才让), avec lequel il forment un trio inséparable. C’est dans ce trio que l’on peut voir l’ébauche d’un cinéma tibétain. Mais on ne saurait se limiter à cette vision partielle des choses. Le cinéma tibétain émerge aussi hors des frontières chinoises, parmi la diaspora des exilés, et en Inde d’abord. Si cinéma tibétain il y a un jour, ce sera vraisemblablement grâce à la fusion de ces différents éléments. Et il faudra alors créer un nouveau site qui ne sera plus chinese movies, mais tibetan movies

 

Projets qui ne verront peut-être jamais le jour

 

Pema Tseden a trois scénarios prêts. Deux d’entre eux ont déjà débouché sur des projets bien avancés « Balloon » et « Amerika ».

 

Balloon

 

Pema Tseden a obtenu en mars 2012 un prix de 150 000 HK$ (soit 19 300 $) pour son scénario de « Balloon » au Hong Kong Asia Film Financing Forum (HAF).

 

Ce scénario raconte l’histoire de deux jumeaux qui subtilisent un jour les préservatifs de leurs parents pour en faire des ballons. Furieux, leur père Darji les fait éclater du bout de sa cigarette. Mais c’étaient les deux derniers dans la maison, et la mère, Drolga, est bientôt enceinte. Or, outre les jumeaux, ils ont aussi un fils aîné ; ils risquent donc de se retrouver contrevenir à la loi de contrôle des naissances. Drolga doit avorter. Mais le père de Darji meurt sur ces entrefaites, et un vieux lama lui dit que l’enfant à naître doit être sa réincarnation…ce qui cause évidemment des problèmes supplémentaires.

 

Le scénario illustre avec un brin d’humour l’enracinement des croyances religieuses dans la vie de tous les jours, dans le Tibet d’aujourd’hui, et les conflits entre vie religieuse et quotidien profane.

 

Amerika

 

Ce scénario est celui qui va être tourné en premier, et il va l’être, pour la première fois, dans le centre du Tibet, et non plus au Qinghai, dans la région natale de Pema Tseden.

 

Selon le synopsis que nous a raconté Pema Tseden, l’histoire se passe dans un village de montagne au Tibet.

Le villageois Gompo a utilisé la totalité des économies de la famille et s’est même endetté pour acheter à Lhassa un taureau importé d’Amérique dont il espère un pactole ; les villageois l’ont aussitôt appelé « Amerika ».

Craignant que l’animal ait besoin d’un certain temps pour s’accoutumer au climat et à l’altitude, Gompo refuse les premières demandes d’insémination si bien que le village en perd son harmonie et sa convivialité habituelles ; les villageois se mettent à se soupçonner, se jalouser, et même se détester.

Quand Amerika meurt soudainement, Gompo soupçonne Karma Dorjé, un bon à rien du village, de l’avoir empoisonné ; il était de ceux qui détestaient Gompo parce qu’il voulait accoupler sa vache avec le taureau.

La police est dépêchée sur les lieux pour mener une enquête ; celle-ci conclut qu’Amerika est mort pour avoir ingurgité des herbes vénéneuses. Gompo est au bord du désespoir.

Un villageois propose que chacun d’entre eux achète un morceau de viande du taureau, pour compenser partiellement la perte subie par Gompo. Tout le monde accepte avec enthousiasme, et Gompo en est vivement touché. Le village retrouve bonne humeur et harmonie de bon aloi.

 

On retrouve dans ces deux histoires l’imagination féconde du réalisateur qui est aussi un auteur prolifique de récits et nouvelles, écrites tant en chinois qu’en tibétain.

 

Le tournant de « Tharlo »

 

Sorti en première mondiale à la 72ème Biennale de Venise en août 2015, « Tharlo » (《塔洛》) marque un tournant dans la cinématographie de Pema Tseden : c’est le premier film qu’il réalise en adaptant l’une de ses nouvelles alors qu’il avait jusque-là conservé, en tant qu’écrivain, sa distance avec le cinéma.

 

Mais « Tharlo » est aussi un tournant dans son cinéma, bien que poursuivant la réflexion entamée avec « Le silence des pierres sacrées » : un film en noir et blanc, interprété par des acteurs connus localement au Qinghai, et empreint du même humour discret et subtil que ses nouvelles récentes.

 

 

Notes

(1) La Trace Foundation est une ONG qui travaille avec des communautés tibétaines en Chine depuis 1993.

Voir l’interview du réalisateur sur sa formation et l’importance qu’y a jouée la Fondation :

 

 

Foundation

 

(2) Le DVD est à la médiathèque du Centre culturel de Chine à Paris.

(3) Le terme « Bouddha vivant » est le terme utilisé dans la presse chinoise décrivant le film. D’après la tibétologue Françoise Robin, on parle dans ce cas en tibétain de  "tülku" : "corps d’émanation" ou plus simplement "lama réincarné". De la même manière, le terme de "petit lama" est une traduction du chinois ; en tibétain, explique-t-elle, « le terme "lama" est réservé exclusivement aux réincarnations, pas aux moines ordinaires. Donc … le terme de "petit lama" utilisé pour le jeune moine est ambigu, en fait il est appelé "moinillon" (tibétain de l’Amdo : wäntruk, ban phrug ). » 

(4) Voir un reportage sur cette tournée dans l’un des blogs du Monde : http://chine.blog.lemonde.fr/2006/07/

 


 

Filmographie

 

1983 Flares Wafting 喇叭裤 (court métrage) *

* d’après une nouvelle de Wang Shiyue (王十月), projeté pour la première fois en 2008.

2003 Grassland 《草原》 (court métrage)
2005 Le silence des pierres sacrées
《静静的嘛呢石》
2009 The Search 《寻找援智美更登》

2011 
Old Dog 《老狗》
2014 The Sacred Arrow
《五彩神箭》

2015 Tharlo 《塔洛》 

        


                                                                   

A lire en complément :

 

Des articles (en anglais) publiés dans un numéro spécial du Journal of Chinese Cinemas (vol. 10, n° 2, 2016) consacré à Pema Tseden, et édité Jessica Yeung et Lo Kwai-cheung. La plupart des articles ont été rédigés pour un colloque qui s’est tenu à l’Université baptiste de Hong Kong en octobre 2014, avec la participation de et en interaction avec Pema Tseden.

- Contested Tibetan landscapes in the films of Pema Tseden, by Anup Grewal

(sur les paysages des films “Le silence des pierres sacrées” et “Old Dog”)

http://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/17508061.2016.1167336

- L’article de Lo Kwai-cheung du Soochow Academic en anglais: "Buddha found and lost in the Chinese nation of ‘Diversity in Unity’: Pema Tseden's films as a Buddhist mode of reflexivity"

http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/17508061.2016.1167340?journalCode=rjcc20

- "Reading Pema Tseden's films as palimpsests", by Yau Wai-ping

http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/17508061.2016.1167339?journalCode=rjcc20

- "Pema Tseden's The Search: the making of a minor cinema" par Vanessa Frangville

https://www.facebook.com/PemaTsedenTibet/?pnref=story

- "Pema Tseden and the Tibetan road movie: space and identity beyond the ‘minority nationality film" by Chris Berry

http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/17508061.2016.1167334?journalCode=rjcc20

 

Une série d’articles (en chinois) ont également été publiés dans le numéro d’avril 2015 de Soochow Academic, le principal journal publié par l’Académie des sciences sociales de Chine – c’est la première fois qu’un écrivain tibétain a reçu une telle attention de la part de l’Académie :

- Les récits allégoriques de Pema Tseden (萬瑪才旦的寓言式小說), par Jessica Yeung (杨慧仪)

http://soochow.academic.cslg.edu.cn/article.aspx?id=581

- A la recherche de Bouddha dans la société séculière chinoise multi-ethnique : sur les films de Pema Tseden (在多種族中國在俗社會裏尋找佛祖:論萬瑪才旦的電影) par Lo Kwai-cheung (罗贵祥)

http://soochow.academic.cslg.edu.cn/article.aspx?id=582

(voir version en anglais ci-dessus)

- Créativité littéraire inspirée de récits populaires (民間敍事背景下的文學藝術訴求) par Long Rinchen (龍仁青)

http://soochow.academic.cslg.edu.cn/article.aspx?id=584

 


                                 

A regarder en complément

 

La vidéo de l’intervention de Pema Tseden lors d’une « conversation à cinq » qui a eu lieu dans le cadre du colloque sur son œuvre organisé en octobre 2014 par l’Université baptiste de Hong Kong : « Littérature et environnement local » (地域与文学)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
     
     
     
     
     
     
     
     

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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